Bal folk adapté par et pour les personnes en situation de handicap
Les bals folks sont des endroits conviviaux ouverts à toutes et tous, quels que soient notre âge, notre origine, notre niveau technique, etc... Mais quelle est la place laissée aux personnes en situation de handicap ?
Marion Evain et Dimitri Cautain, clarinettiste Nantais à l'origine du projet, proposent "Intersections", un bal comme une grande fête réunissant les personnes en situation de handicap et les personnes dites "valides", un évènement ouvert à toutes et à tous.
Plusieurs séances de préparation étalées sur plusieurs mois au sein des établissements impliqués (ESAT, IME, FAM...) sont organisées en amont.
Les personnes rencontrées sont encouragées à devenir actrices du projet, guidées par les musiciens, accompagnées des équipes éducatives et thérapeutiques.
La première édition de ce “handibal” a vu le jour en septembre 2024 à “La Générale”, un espace associatif nantais. Etaient impliqués des volontaires de deux foyers d’accueil médicalisés.
La deuxième édition a eu lieu de septembre à décembre 2025 à Rezé, portée par la Cie Prête l'Oreille. Deux établissement étaient impliqués : le SAVS de Rezé et l'ESAT du Landas.
Le projet était soutenu par l'ADAPEILA et en particulier Valentin Brébion, chargé de mission culture ; La Soufflerie, scène conventionnée de Rezé ; la Fondation de France , et la Balinière, école de danse de Rezé
Durant trois mois, une quinzaine de personnes volontaires ont participé à des séances de découverte du bal folk auprès des deux musiciens. Les danses ont été adaptées collectivement, la musique inspirée d'airs traditionnels composée spécialement pour l'occasion.
Le 6 décembre 2025, le grand jour du bal ouvert au public à La Barakason fût un succès puisqu'il a fallu refuser du monde à l'entrée ! Un très beau moment de joie et de partage, toutes générations confondues.
"En tant qu’art du partage, la danse constitue un terrain privilégié
pour interroger l’être ensemble"
"Toute danse, si minime soit-elle, peut faire naître de la joie.
Cette joie qui nous fait (nous) découvrir un autre corps
qui se propage aux simples regardeurs
qui fait dialoguer sans paroles musiciens et danseurs
qui défait les à prioris
cette joie tisse un nouveau territoire d’échange.”
(Christine Roquet, maitre de conférences au Département Danse de l’université Paris 8 -
Diffracter le sensible. Handicap, vieillesse et danses traditionnelles -
Association des Chercheurs en Danse - www.revues.org)
Service gratuit simple et accessible à tous